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Centre culturel public

Complexe culturel Kamal Zebdi

📍 Casablanca
Complexe culturel Kamal Zebdi
Équipement culturel public de proximité créé en 1986 à Ben M’Sick–Sbata, le Complexe Kamal Zebdi réunit un théâtre de 237 places, des espaces d’exposition, des ateliers artistiques et des activités de lecture, de formation et de vie associative.

Un équipement culturel de proximité au sud de Casablanca

Le Complexe culturel Kamal Zebdi est l’un des principaux équipements publics consacrés à la culture dans les quartiers de Ben M’Sick et de Sbata. Situé à l’angle de l’avenue Al Joulane et de la rue Réda Guédira, il défend depuis plusieurs décennies une approche essentielle de la politique culturelle urbaine : rapprocher les pratiques artistiques, la lecture et le spectacle vivant des habitants, au-delà des institutions concentrées dans le centre de Casablanca.

Créé en 1986, le complexe appartient au réseau des établissements culturels de la Commune de Casablanca. Son fonctionnement repose historiquement sur un partenariat associant la collectivité locale et le ministère chargé de la Culture. Les données publiées par l’arrondissement de Ben M’Sick indiquent une superficie proche de 1 600 m² et, pour la période documentée, une fréquentation annuelle d’environ 18 000 visiteurs et participants aux différentes activités.

Ces chiffres doivent être lus comme des repères institutionnels historiques, et non comme une mesure garantie de la fréquentation actuelle. Ils montrent néanmoins l’importance acquise par le complexe dans un territoire urbain dense, où l’accès quotidien aux équipements artistiques reste un enjeu majeur.

Un théâtre de 237 places

Le complexe comprend une véritable salle de spectacle destinée à la diffusion et au travail des compagnies. Sa fiche technique publiée par la cartographie culturelle Artmap mentionne :

  • 237 places assises ;
  • une scène d’environ 63 m² ;
  • trois loges ;
  • des usages liés au théâtre, à la musique, à la danse, aux répétitions et à l’accueil de projets artistiques.
  • Cette jauge place la salle dans une catégorie intermédiaire particulièrement utile : suffisamment structurée pour recevoir des productions professionnelles, mais assez proche des publics pour conserver une relation directe entre artistes et spectateurs.

    Le complexe a ainsi accueilli des pièces, des rencontres sur l’histoire du théâtre marocain, des projets de domiciliation de compagnies et des étapes de festivals. En 2016, une rencontre consacrée au rapport entre esthétique théâtrale et engagement politique y réunissait notamment chercheurs, dramaturges et professionnels de la scène. Le Festival de Casablanca du théâtre amazigh a également utilisé le centre parmi ses lieux de représentation.

    Arts plastiques et premières expositions

    Les arts visuels constituent l’un des fils continus de l’identité du lieu. Ses cimaises ont accueilli des expositions individuelles et collectives, des artistes confirmés comme des créateurs en début de parcours, ainsi que des ateliers de pratique artistique.

    En 2014, l’exposition « Retour aux sources » d’Azzeddine Hachimi Idrissi y présentait un ensemble de peintures mêlant abstraction, géométrie, spiritualité et références culturelles. D’autres parcours d’artistes montrent que le complexe a pu servir de première école informelle ou de premier espace d’exposition. La peintre Fatima Hassan El Farouj raconte par exemple avoir suivi pendant trois ans des cours au centre, où elle a préparé plusieurs dizaines de tableaux avant de développer sa carrière artistique.

    Cette fonction de transmission est déterminante. Le complexe ne se contente pas de montrer des œuvres achevées : il permet aussi d’apprendre à dessiner, peindre, observer, composer et présenter un travail au public.

    Formation artistique et pratiques régulières

    Les activités du complexe évoluent selon les saisons, les équipes et les partenariats, mais elles s’organisent généralement autour de plusieurs familles de pratiques :

  • arts plastiques et dessin ;
  • musique et initiation artistique ;
  • théâtre et expression scénique ;
  • lecture, écriture et rencontres littéraires ;
  • ateliers destinés aux enfants et aux adolescents ;
  • formations, conférences et activités associatives.

La régularité de ces apprentissages distingue un centre culturel de quartier d’une simple salle événementielle. Une exposition ou un spectacle peut attirer ponctuellement le public ; un atelier suivi pendant plusieurs mois construit des compétences, de la confiance et une relation durable à la création.

En octobre 2025, le complexe accueillait encore un atelier consacré à la littérature jeunesse et à l’écriture pour enfants, en coordination avec le Club de la plume marocaine. L’activité témoignait de la continuité des programmes destinés à la lecture, à l’imaginaire et aux jeunes publics.

Un lieu pour les associations et le débat public

Le Complexe Kamal Zebdi sert aussi d’espace d’accueil aux associations, aux collectifs, aux chercheurs et aux initiatives citoyennes de Ben M’Sick–Sbata. Des conférences culturelles, des rencontres éducatives, des débats de société, des remises de prix et des formations y ont été organisés au fil des années.

Cette polyvalence est liée à la configuration du bâtiment, mais aussi à sa position dans la ville. Dans un quartier où les espaces accessibles pour se réunir, exposer ou répéter sont limités, le complexe fournit une infrastructure essentielle aux acteurs qui ne disposent pas de leur propre salle.

Son rôle culturel ne doit donc pas être évalué uniquement à partir des grandes affiches. Une réunion d’association, une exposition scolaire, un atelier pour enfants ou la répétition d’une troupe contribuent également à la vie artistique locale.

Culture de proximité et géographie casablancaise

Casablanca possède des musées, des galeries privées, des instituts culturels étrangers et de grandes salles de spectacle. Mais cette offre reste inégalement répartie. Le Complexe Kamal Zebdi participe à une autre géographie culturelle : celle des équipements implantés dans les quartiers populaires et accessibles sans devoir rejoindre le centre-ville.

Cette implantation donne au lieu une portée métropolitaine. Il complète le travail d’autres équipements de proximité comme le Complexe culturel Mohamed Zefzaf, le Complexe culturel Al Hassani, le Complexe Culturel Sidi Belyout et le Centre culturel Les Étoiles de Sidi Moumen.

Le complexe montre que la démocratisation culturelle ne dépend pas seulement de la création de nouveaux festivals. Elle suppose aussi des lieux permanents, proches des habitants, dotés de personnels, d’ateliers et de salles capables d’accueillir les pratiques toute l’année.

Le nom de Kamal Zebdi

Le centre porte le nom de Kamal Zebdi, présenté dans plusieurs ressources culturelles comme une figure marocaine liée à la peinture, à la poésie et à la vie artistique. Les informations biographiques disponibles en ligne restent toutefois peu documentées par des archives institutionnelles ou des publications de référence.

Les sources disponibles ne permettent pas de confirmer toutes les dates ou informations biographiques associées à Kamal Zebdi ; seules les données suffisamment recoupées sont retenues ici. Le nom demeure néanmoins un élément fort de l’identité du lieu et de sa relation à la mémoire artistique marocaine.

Une activité toujours visible

Les activités recensées en 2025 et en juillet 2026 montrent que le complexe reste utilisé. Une rencontre réunissant enseignants artistiques, artistes et responsables y était encore organisée en juillet 2026 afin de préparer une nouvelle étape de travail collectif.

Les horaires diffusés par les annuaires ne concordent pas entièrement : certains annoncent une ouverture en journée du lundi au samedi, d’autres des plages plus longues du lundi au vendredi. Les visiteurs doivent donc vérifier directement l’horaire de l’atelier, de l’exposition ou du spectacle concerné.

Le complexe n’est pas présenté comme un cinéma commercial à programmation quotidienne. Des projections peuvent accompagner certains événements, mais aucune exploitation cinématographique régulière et vérifiée n’a été identifiée.

Préparer sa visite

Adresse : angle avenue Al Joulane et rue Réda Guédira, Ben M’Sick–Sbata, Casablanca 20450, Maroc

Téléphone : +212 5 22 37 21 89 Type : complexe culturel public Salle principale : théâtre de 237 places Accès : activités gratuites, sur inscription, sur invitation ou soumises à billetterie selon l’organisateur

La station de tramway Chtaiba, sur la ligne T3, se trouve à proximité. Plusieurs lignes de bus desservent également l’avenue Al Joulane et les quartiers de Ben M’Sick et Sbata.

Avant de vous déplacer, confirmez l’horaire et les conditions d’accès auprès du complexe ou de l’organisateur. Pour poursuivre votre exploration, consultez les lieux culturels de Casablanca et les événements programmés dans la ville.

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